Portrait of Antonin Joannon (1812 - 1875)

Antonin Joannon

François Antoine
  • Born on February 29, 1812 in Givors
  • Deceased on May 5, 1875 in Lyon, at 2e, at the age of 63 years

Parents

Family

Occupations

  • propriétaire dans le Constantinois
  • conseiller général de Constantine
  • président de la chambre d'agriculture de Lyon

Distinctions

  • chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur (1865)

Notes

Antonin Joannon fut Président de la Chambre d'Agriculture de Lyon et récipiendaire de la médaille de la Société d'Agriculture de France. Il fut également propriétaire des domaines de Daroussa et de Bel Amar de 1853 à 1875 sous le règne de Napoléon III, avec lequel il eut un entretien à Paris, attesté par une lettre. Il occupa en outre les fonctions de membre du Conseil Général de Constantine et de l'Académie d'Hippone.

Originaire de Givors, Antonin Joannon échappa de justesse à la noyade dans le Rhône grâce à l’intervention d’un de ses oncles. Très tôt, il s’établit à Lyon, où il développa ses multiples talents. Polyglotte, maîtrisant notamment l’hébreu, il se distingua en tant que financier, négociant européen et passionné d’agriculture.

Avec l’essor du chemin de fer, le commerce fluvial perdit de son importance, ce qui le poussa à diversifier ses activités au-delà de la Méditerranée. Il acquit ainsi jusqu'à 2 000 hectares en Algérie, à Daroussa, au sud de Bône. Visionnaire, il créa une banque privée facilitant les échanges européens. La famille Ollier posséda d’ailleurs un tableau, La Vierge Lombarde, offert en signe de reconnaissance par un banquier vénitien.

Son domaine prospérait : il fournissait de grandes quantités de foin à l'armée de Napoléon III pour la guerre de Crimée et formait des vignerons en vue du développement de la viticulture. Toutefois, les difficultés économiques et climatiques finirent par le conduire à la faillite vers 1875.

La défaite de 1870 entraîna une crise économique et politique, aggravée par une sécheresse dévastatrice pour l’élevage et la vigne. Son beau-fils, Paul, choisit de se désolidariser financièrement de l’affaire, préférant préserver la fortune de son épouse, notamment par la vente du château de Mortillet. Le domaine de Daroussa fut alors mis aux enchères et racheté par Paul, ce qui engendra une brouille familiale qui perdura 130 ans entre les branches Ollier Verne et Joannon de Mortillet.

À Lyon, l’appartement du quai Tilsitt ainsi que la belle propriété de Vourles furent vendus. Les Ollier Verne héritèrent des terres de Chatanay, propriété ancestrale de Givors. Henri Verne, gendre et collaborateur d’Antonin, se retira à Givors avec sa famille pour vivre de la ferme de Chatanay, d’une superficie d’environ 30 hectares. Quant à Isabelle, elle devint propriétaire d’un domaine à Échalas, appelé Groirie.