LA FAMILLE DE PATAY
Le premier document citant la famille de Patay est daté de 1103, Hugues de Pathay fait une donation à l'abbaye Saint Pierre de Chartres où son fils vient de faire profession religieuse. Un autre document de 1191 cite Geoffroy de Pathay. frère d'Emmeline.
Parmi les archives du monastère de Bonneval, on trouve en 1231 une transaction avec Hugues d'Ouzouer, époux d'Emmeline de Pathay. L'acte cite Geoffroy de Pathay son fils. Ce document nous prouve l'existence, dés le Xllème sičcle, d'une enceinte fortifiée autour de l'église, du prieuré et de la maison seigneuriale, mais, il est présentement impossible, faute de renseignements, de savoir comment se présentait Patay. L'écu de Hugues d'Ouzouer était de "gueules" (rouge) sans ornement, celui de sa femme, d'hermine ; il mit son écu au coeur de celui de son épouse, c'est le premier blason de Patay.
Lors de la huitième croisade, en 1270, au cours de laquelle le roi Saint Louis mourut à Tunis, la chronique de Joinville cite parmi les chevaliers « Monsieur Guillaume de Patay, lui et son frère, quatre cents livres, ils mangeront à la table du Roi ».
Ce frère, Gilles de Patay, avait déjà participé à la croisade conduite par Saint Louis 1249-1253, qui avait abouti à la captivité du roi et la perte de Damiette.
Faute de documents, il n'est pas possible d'établir une généalogie exacte de la famille de Patay. Le futur évêque d'Orléans, Gilles de Patay (1280-1288) ne pouvait être en même temps prêtre et chevalier. De même, on doit rattacher Jean de Pâté, évêque de Chartres (1328-1332) à la famille de Plessis Pâté à Malesherbes.
Lors des premières croisades, les chevaliers avaient vendu tous leurs biens pour s'équiper et assurer leur voyage. Avant leur départ, presque tous avaient même affranchi leurs serfs moyennant une redevance.
A leur retour, ils se retrouvèrent dans l'indigence ou même la misère. Moins enthousiastes, les chevaliers des dernières croisades demandèrent à être équipés par le trésor royal et même, pour certains, ce fut le cas du seigneur de Patay, à être nourri à la table du Roi.
Guillaume II de Pathay. chevalier seigneur de Patay, fut chargé en 1304 par le roi Philippe le Bel, de la garde de Guy de Namur, fils de Guy de Dampierre, comte de Flandres. N'étant pas à l'aise à l'intérieur des murs de Patay, Guillaume II se faisait construire un château à Lignerolles où il avait l'intention de demeurer.
Guillaume III de Pathay est cité en 1331 et 1345 comme seigneur de Patay et Lignerolles.