Claude Coct

écuyer
seigneur de Boucquéron et de La Buissière

Parents

Famille

Occupations

  • trésorier général du Dauphiné

Notes

 

  • Inhumé - Chapelle Saint-Claude, Cathedrale de Grenoble
  • Consul de Grenoble (1438 et 1446),
    Trésorier Général du Dauphiné (1461, 1473)

L'armorial de Dauphiné : contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles & notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant jusqu'à nos jours les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, / par G. de Rivoire de La Bâtie,... | Gallica

Anobli pour services rendus et autorisé à conserver des activités de marchand drapier par lettres du Dauphin du 3 août 1453. Ce dernier devenu Roi (Louis XI) lui confia la charge de Trésorier Général et Receveur du Dauphiné par lettres du 16 septembre 1461.

Claude COCT faisait partie du cercle des principaux et plus dévoués partisans du Dauphin rebelle. En 1451 lors de son retour de Chambéry où il s'était marié, contre l'avis de son père, le 8 mars avec Charlotte de SAVOIE, richement dotâee de 400.000 écus d'or, le Dauphin fut reçu à La Bussière par Claude COCT. Il y séjourna comme l'attestent plusieurs lettres signées de sa main. Les vicissitudes de l'Histoire le rameneront à La Bussière six ans plus tard. N'ayant cessé de comploter contre son père, Louis fut obligé de prendre la fuite pour éviter d'être capturé. Souhaitant se réfugier en Bourgogne, il quitta Grenoble en direction de Chambéry. La légende veut que son cheval fut si fourbu quand il arriva à La Bussière que Claude COCT lui prêta un cheval et une somme d'argent pour gagner la Savoie proche.

Il acquit en 1465 le château et fief de Bouquéron en Grésivaudan de François III de SASSENAGE et le réamenagea sous sa forme actuelle.

deces: Catalogue des actes du Dauphin Louis II devenu roi de France Louis XI : relatif à l'administration du Dauphiné (Emanuel Pilot du Thorey - Tome 1er) : 502 Grenoble le 24 août 1447 Lettres constatant l'hommage prêté par Claude Coct (1), pour et au nom de Pierre Coct, son père, pour un rente de trente-cinq sestiers de froment, ainsi que pour les autres biens qu'il avait dans le mandement de la Buissière. Copie B 2950, f° 493. (1) Claude Coct, né à la Buissière et marchand de la ville de Grenoble, dont il fut consul à deux reprises différentes, en 1438 et 1446, était fils de noble Pierre Coct de la Buissière. Le 24 octobre 1432, Raoul, seigneur de Gaucourt, gouverneur du Dauphiné, lui albergea toutes les mines qui existaient dans l'étendue de la châtellenie de l'Oisans. Le 3 août 1453, il obtint des lettres du dauphin, déclanrant qu'il jouirait des privilèges de noblesse et l'exemptant, à cet effet, de toutes impositions "quoi qu'il se mesla et entremist aucunement du fait de marchandises de draps de soye et laynes, de quoi il fourny et fournist le dauphin et les gens de son hostel" (acte n° 1356). Le 30 juillet 1453, Jean báatard d'Armagnac, gouverneur du Dauphiné, lui délivra un certificat attestant qu'il avait était compris avec son frère Louis, pour former une lance dans la compagnie d'Hugues Bournazel et s'y était fait remplacé par un homme d'armes. En conséqunce, le dauphin, par de nouvelles lettres du 4 décembre 1454, confirma en sa faveur l'exemption de toutes impositions, et ce, attendu qu'il avait servi pour un lance dans son armée (acte n° 1123). L'enregistrement de ces lettres, qui n'eut lieu que le 23 novembre 1496, stipulle expresséement que Paul et Hugues Coct, fils de Claude et petit-fils de Pierre, étaient noble et vivaient noblement. Lors de son avènement au trône, Louis XI, pour récompenser Claude Coct des services pécuniaires qu'il lui avait rendu pendant son séjour en Dauphiné, luis confia la charge de trésorier et receveur général du Dauphiné, par lettres données à Paris, le 16 septembre 1461 (acte n° 1300). Le même roi, par lettres du 10 mars 1463 n. s., l'autorisa de nouveau à exploiter les mines de fer de la châtellenie de Theys, Vizille et Alllevard (acte n° 1388). Claude Coct, qui avait acquis le château et la seigneurie de Bouquéron, mourut le 16 aoû 1473 et fut enterré dans la chapelle qu'il avait fondée, lsous le vocable de la Vierge et de Saint Claude, dans l'église cathédrale de Grenoble. son testament qui fut rédigé à Grenoble, en l'hôtel de la Trésorerie, et potre la date du 14 septembre 1462, fournit d'utiles renseignements sur les divers membres de sa famille. Il avait deux frères Louis Coct et Antoine Coct, qui fut prieur de Saint Laurent de Grenoble et auditeur en la Chambre des comptes du Dauphiné, à savoir : Marguerite ; Clauda, religieuse chartreuse à Prémol, Guillette, mariée à Jean Sauvage ; Ainarde, épouse de noble pierre Vallier, et Jeanne, mariée à Antoine Armuet. De son mariage avec Marguerite Chapuis, il laissa pour enfants : Hugues, qui fut maître-auditeur en la Chambre des Comptes de Grenoble ; Jean et Paul Coct, qui fut seigneur de Bouquéron et consul de Grenoble, de 1508 à 1511 ; Alix mariée à Humbert Chevrier, docteur en lois, avocat fiscal du Sénat de Savoie ; Guya, religieuse dominicaine à Montfleury ; Françoise, mariée à Claude Saunier, et qui, devenue veuve, se remaria à Jean de Saint-Germain, avoca fiscal général du Dauphiné, décédée le 19 février 1515 ; Marie qui épousa noble Thomas Chapuis ; enfin Jeannette. Outres les fondations qu'il fit pour assurer le service de la chapelle qu'il avait fondé dans l'église cathédrale de Grenoble, et qui dans la suite fut désignée sous le nom de chapelle des Coct, laissa 400 florins pour contituer des dots à des jeunes filles pauvres, et voulu qu'après son décès l'on célébra 300 messes dans l'église cathédrale de Grenoble, 150 dans chacune des églises du chapitre de Saint-André, des Frères Prècheurs et des Frères Mineurs, 60 dans celle de Saint-Laurent et du prieuré de la Madeleine, 30 dans celle de Saint-Jean, qui, touts, étaient situées dans la ville de Grenoble (Titres du chapitre de N.-D. de Grenoble). (pages 174 et 175)