Portrait de Robert Garnier (ca 1545 - 1590)

Robert Garnier

seigneur de La Papillonnière

Famille

Occupations

  • poète
  • dramaturge
  • conseiller de Henri II
  • conseiller au grand conseil du Mans
  • lieutenant criminel au Mans

Notes

Humanisme et Renaissance | 1936 | page 58

Humanisme et Renaissance | 1936 | page 63

Il fait ses études de droit à Toulouse où il obtient la violette (2e prix), puis l'églantine (1er prix) aux Jeux floraux en 1564 et 1566. Ces prix récompensent deux chants royaux qui ont pour sujet le retour de la paix en France. Il compose également trois inscriptions et trois sonnets pour l'entrée de la Cour dans la ville (février 1565). Le recueil de poèmes amoureux Les Plaintes amoureuses est perdu.

Garnier est ensuite avocat général du Roi au Parlement de Paris (1567), année où il publie l'Hymne de la monarchie, dédié à Guy du Faur de Pibrac.

Il est l'auteur de pièces à sujet romain, participant ainsi à la naissance du genre de la tragédie antique, avec (Porcie, 1568, Cornélie, 1574, Marc Antoine, 1578), à sujet grec (Hippolyte, 1573, La Troade, 1579, Antigone, 1580) et d'une tragédie à sujet biblique (Les Juives, 1583). Garnier est aussi l'auteur d'une tragi-comédie, Bradamante (1582), inspirée du Roland furieux de l'Arioste.

Après Étienne Jodelle, Garnier est celui qui fait revivre la tragédie antique en France. Ses pièces incarneront, aux yeux des historiens de la littérature, l'apogée de la tragédie humaniste tant d'un point de vue de la beauté du vers, de l'effort rhétorique, que de l'ambition morale et didactique de ses pièces. Entre autres modèles, il écrit « au moule » de Sénèque, comme la plupart des tragiques de la Renaissance française.

Son théâtre est fortement marqué par la rhétorique. L'action y importe moins que la parole. Les « pièces romaines », qui traitent des guerres civiles de la Rome antique, font écho aux guerres de Religion, pérennisant déjà la réflexion politique sur l'exercice du pouvoir royal au sein de la tragédie. Lorsqu'il écrit Marc Antoine, Garnier rivalise avec la fameuse Cléopâtre captive d'Étienne Jodelle.

La dernière édition collective revue par Garnier date de 1585 (par Mamert Patisson, imprimeur du roi, chez Robert Estienne).

Aujourd'hui, le lycée de La Ferté-Bernard (Sarthe) porte son nom.

Conseiller présidial du Mans 26 septembre 1569 - 14 avril 1574 qu'il "résigne le 9 avril 1574 chez Chesneau et Bruneau nottaires et tabellions royaux en la cour et la suite du roy le neufvièsme jour d'avril Mil Ve soixante quatorze" Lieutenant criminel du Mans 14 avril 1574 - 2 août 1586, Conseiller au Grand Conseil du Mans 2 août 1586, Conseiller du Roy Henri II. Aujourd'hui le lycée de La Ferté Bernard porte son nom ainsi qu'une rue. Ascendance in "Partage de la succession de Philippot LE BOINDRE du 7 juin 1502 par devant Jehan GILLET en présence de honorables hommes Jehan LE CORVAISIER procureur dudit Montmirail et Jacques FARDOUEL..." (M.M. MOUFLARD in "Robert GARNIER 1545-1590 La Vie" chez R. BELLANGER imprimeur-éditeur La Ferté Bernard (Sarthe)11 décembre 1961)