Bernard Delpit

Bernard Martial René
  • Né le 12 mai 1888 à Reims
  • Décédé le 7 mai 1941, à l'âge de 52 ans

Parents

Famille

Occupations

  • colonel de cavalerie
  • officier de cavalerie

Distinctions

  • commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur
  • croix de guerre 1914-1918
  • croix de guerre 1939-1945
  • croix de guerre des théâtres d'opérations extérieurs
  • mort pour la France (1941)

Notes

Nommé chevalier de la Légion d'honneur durant la guerre de 1914-1918, promu officier de l'ordre en 1921, puis commandeur.

Sert au Maroc. Colonel commandant le 18ème Régiment de Chasseurs à Cheval en 1939/1940.
Mort en captivité le 7 mai 1941, à Langenbilau, en Silésie (Allemagne), des suites d'une maladie contractée lors d'une tentative d'évasion de ce camp de Langenbilau (Oflag 8A). Mort pour la France.

Né le 10 mai 1988 à Reims, Bernard Delpit est Saint-Cyrien, promotion du « Centenaire de l’École ». Lors de la Première Guerre Mondiale, il fut affecté au Maroc où il passa la totalité de la guerre et y contracta le typhus dont heureusement il guérit. Il participa aux débuts de la Seconde Guerre Mondiale comme colonel commandant le 18e Régiment de Chasseurs à Cheval, mais fut fait prisonnier en 1940. Il ne se résigna jamais à son état de captif et il tenta à plusieurs reprises de s’évader. Du fait de ses tentatives d’évasion, il était soumis à un régime assez dur ; durant l’hiver 40-41 très rigoureux, il fut plusieurs fois malade et pratiquement pas soigné, ce qui se traduisit par une pleurésie. Il mourut en captivité à Lengenbielau en Silésie le 7 mai 1941 avec le grade de Colonel. Il avait 53 ans. Il est inhumé dans le caveau familial du cimetière de Cahuzac (Lot et Garonne).

Bernard Delpit est Commandeur de la Légion d’honneur ; Croix de Guerre 14-18 ; Croix de Guerre des TOE ; Croix de Guerre 39-45.

Opérations du 18e Chasseurs du 10 mai au 12 juin 1940 : Les opérations se sont divisées pour le 18e Chasseurs en trois phases : 1. La pointe en Belgique : le régiment a eu à opérer un repli délicat qui s’est effectué dans des conditions inespérées. Pertes infimes. 2. Les Ardennes : Période pendant laquelle le régiment a été presque exclusivement en deuxième ligne, mais a été soumis à de nombreux bombardements d’artillerie et d’aviation. Pertes très faibles. 3. La participation aux combats Sud-Ouest de la Somme : Le régiment, jeté dans la bataille au moment où tout refluait, a été appelé à tenir une série de positions successives (sept du 5 au 10 juin). Les travaux d’organisation du terrain ont chaque fois été entrepris activement, mais n’ont pu être que sommaires. Sur une seule de ces positions, le 7 juin, il y a eu véritable combat, et l’ennemi a été arrêté toute la journée. Ensuite, le 18e Chasseurs a subi le sort du IXe CA (dont faisait partie la 2e DLC) qui a été encerclé à St-Valery-en-Caux, et a été compris dans la capitulation du IXe CA le 12 à 8 heures. Cependant, la majeure partie du régiment, celle qui se trouvait à Veules-les-Roses, n’a pas été touchée par l’ordre de cesser le feu et s’est défendue magnifiquement jusqu’au bout. Submergés par une attaque de chars en nombre considérable le 11 juin au soir, ils ont prolongé la défense le 12 jusqu’au soir dans les maisons de Veules où ils étaient encerclés par une Panzerdivision entière, et où ils ont été cueillis individuellement après que la moitié environ de leur effectif eût été mise hors de combat et alors qu’il ne restait pour ainsi dire plus de munitions. Tout le 18e Chasseurs, sauf les morts, a été fait prisonnier.