Lieutenant particulier du bailliage de Langres. Le 20 avril 1550, Christophe Plusbel fait le dénombrement de sa terre de Grenant (donc du vivant de son père, seigneur de Saulles et Grenant depuis 1535).
Mort en 1576 ou en 1577. Son épouse, Gillette Petit, est veuve en 1577 lorsqu'elle reprend les fiefs de Saulles et Grenant.
"Christophe Plubel, écuyer, licencié es lois, contrôleur pour le roi au grenier à sel de Langres, fils et héritier de Claude Plubel, épousa Gillette Petit. Cette dame était veuve en 1577, et avait la garde-noble de ses enfants. La même année, elle reprit de fief de l' évêque, et donna le dénombrement de la quatrième parie des seigneuries de Saulles et de Grenant. La justice haute, moyenne et basse avec une fauchée de pré [la fauchée désignait une surface théorique équivalente d'un pré pouvant être « fauchée » par un paysan faucheur en une matinée.. En Champagne et en Lorraine, cela correspondait en gros entre 30 ou 35 ares] lui rapportait cinq à six livres par an. Ses sujets étaient taillables à volonté une fois l'an au jour de saint Remy. Elle percevait sur chaque ménage deux penaux, froment et avoine, et le quart de la rente du vin qu'on récoltait. Chaque sujet lui devait deux corvées de bras, ou deux sous six deniers ; chaque laboureur, trois corvées de charrues ou pour chacune deux sous six deniers ; chaque habitant, une poule et une maisse de chanvre de dix mènevés ou un millier de paisseaux [pièce de bois pour soutenir la vigne]. Elle possédait plusieurs vignes et un pressoir, où ses sujets étaient tenus de pressurer leur vendange, gennes [ la gène de raisin est le résidu de fruit obtenu après fermentation du vin et distillation du marc] ou raisin sans autre redevance que la genne quand elle était pressurée. En somme, tout la seigneurie valait annuellement vingt-cinq livres tournois."