Jacques Delpit

  • Né le 13 mars 1896 à Lyon
  • Décédé en juillet 1915, à l'âge de 19 ans

Parents

Occupations

  • sous-lieutenant d'infanterie, chasseurs alpins ( - 1915)

Distinctions

  • mort pour la France (1915)
  • chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur
  • croix de guerre 1914-1918

Notes

Sous-lieutenant des Chasseurs Alpins - Saint Cyrien de la promo de "La grande revanche". Mort pour la France dans les Vosges en juillet 1915, "tué net d'une balle dans la tête".

Commença sa préparation à Saint-Cyr en 1914, promotion « la Grande Revanche ». Tous les jeunes gens admissibles au concours de juillet 1914 furent admis. Ils s’engagèrent immédiatement comme simples soldats dans le régiment d’infanterie le plus proche de leur lieu de résidence (décret du 05/08/1914, JO du 06/08/1914 page 7148) et furent nommés sous-lieutenants en décembre 1914-janvier 1915 avant de partir au front. Affecté au 14e Bataillon de Chasseurs Alpins, Jacques Delpit partit début janvier 1915 pour le front d’Alsace, et le 26 juillet, au Collet du Linge (Lingekopf – Haut Rhin) il fut tué d’une balle dans le cœur. Il avait 19 ans. Jacques fut inhumé provisoirement le 29 juillet en pleine terre au cimetière de Wettstein, proche du front. Puis ses restes furent transférés le 15 août au cimetière de Plainfaing (Vosges). Il y restera jusqu’en 1935, lorsque ses frères Jean et Bernard le firent transférer au cimetière de Reims avec son frère Pierre, à la demande de leur mère.

Article du journal « Le Diable au Cor » (journal de la 3e Brigade de Chasseurs Alpins), n°22, 20 février 1916 : « Parmi les jeunes officiers tombés au champ d’honneur, la silhouette du Sous-Lieutenant Delpit se détache d’une façon toute spéciale. Par sa naissance, il appartenait à l’armée en général et à l’Armée des Alpes en particulier. Son regretté père était Lieutenant-Colonel d’Artillerie et son grand-père, le Général de Division Baron Berge, ancien Gouverneur de Lyon et Commandant du XVIe Corps d’Armée est resté l’objet de la vénération de tous ceux qui ont eu l’honneur de porter un béret. Dès l’enfance donc, par goût autant que par traditions, il était orienté vers la carrière des armes, jalonnée pour lui par de si nobles exemples. Après de solides études, il venait d’être admissible à Saint Cyr quand la guerre éclata. Comme ses anciens de la promotion de « La Grande Revanche » ou des « Gants Blancs », il n’eut pas la fière satisfaction de faire flotter son casoar au vent des batailles, mais de plein pied, après quelques mois d’instruction au cours des élèves aspirants, il débutait dans la carrière par la rude école de la guerre. Nommé Sous-lieutenant au 63e bataillon de chasseurs, il passait peu après au 14e de l’arme. Bien doué physiquement et moralement, il eut vite fait la conquête de ses chefs, de ses camarades et de ses subordonnées. Tous, nous aimions ce jeune et bel officier de 19 ans, vrai « Marie-Louise » par sa physionomie, mais qui s’imposait à tous par le sérieux de son caractère et l’élévation des sentiments. »

Jacques Delpit est chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume ; Croix de Guerre ; 2 citations.