https://maitron.fr/caunes-auguste-dit-auguste-caunes-fils/, notice CAUNES Auguste, dit Auguste CAUNES fils. par J. Risacher, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.
Étudiant en droit, Auguste Caunes fils appartenait à une famille très républicaine. « Après d’excellentes études au collège Louis le Grand… il étudia les mathématiques, plutôt pour complaire à l’un de ses oncles (Jules de Caunes), tourmenté du désir de le faire admettre à l’école polytechnique… il se détermina pour le droit. » Il avait été orienté par son père, Auguste Caunes père, dans le culte de la Convention montagnarde : « …en révolution, il devait suivre la trace des Marat, des Robespierre, des Saint-Just ; il était un de leurs disciples et s’était formé comme eux, à l’école des Rousseau, des Sydney, des Sénèque et de tous les grands hommes de l’antiquité… Sévère jusqu’à l’excès pour lui-même, il n’était tolérant et sensible que pour les malheureux et les opprimés ; il eût été inflexible envers les grands et les hommes du pouvoir, parce qu’il était convaincu de c’était de cette source élevée que partaient tous les maux qui désolent les nations. » Étudiant en droit, Auguste Caunes fils prit les armes lors des journées de Juillet 1830 au cours desquelles il se dépensa sans compter, adhéra tout de suite à la Société des Amis du Peuple, membre dès le début de sa fraction jacobine, et entra dans le journalisme en publiant avec son père un périodique, Le Moniteur des Faubourgs avec cette épigraphe : « Vive le peuple quand même ! ». Le n° 5 de septembre du Moniteur des Faubourgs publia un « Discours prononcé à la Société des Défenseurs de la Souveraineté du Peuple » ce qui valut à son rédacteur les honneurs du premier procès de presse du nouveau régime et il fut condamné à 6 mois de prison et 10 000 F d’amende. L’imprimerie qu’il avait montée à ses frais avait été confisquée bien avant sa mise en cause. A la fois pour être utile à la cause sacrée des peuples et se soustraire à la persécution dont il était l’objet, il s’engagea dans le corps expéditionnaire pour soutenir le peuple belge soulevé depuis le 26 août. Il rejoignit le bataillon levé par la SAP, dont il était lieutenant et juge civil, avec Henri Bonnias, Michel-Ange Périer et son frère, et bien d’autres. En huit jours, ils libéraient la Flandre occidentale pour arriver à Oostbourg (Hollande) où il fut tué.